En Eure-et-Loir

Littérature & gourmandise, à Illiers-Combray

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Me revoilà ! Mais je vous préviens, je suis devenue un peu sauvage : de plus en plus adepte d’heures tranquilles en pyjama, d’une vie comme dans une chaumière au fond des bois et de méditation au son d’une flûte indienne.

Malgré l’isolement imposé par le confinement, j’ai aujourd’hui bien plus envie de sentiers peu fréquentés, de fougères, de lectures et d’introspection, que de grandes places ou de rassemblements.

Le manque social était pour moi tout relatif.

Je ne dis pas que j’ai raison, je ne défends pas cette position du chacun chez soi. Au contraire, je me sens presque fautive, en tous les cas un peu étrange, comme faite à l’envers de la nature humaine. Je les regarde de ma fenêtre, toutes ces personnes aux terrasses, et je me réjouis qu’elle soit là, cette possibilité de rencontres et d’échanges, si simple à saisir à nouveau, cette liberté de se réunir (tout en restant prudent)… je me réjouis de cette vie qui palpite autour de moi, mais je comprends que je ne suis pas encore sortie d’une sorte de retraite nécessaire, ni d’une forme de méfiance, d’un immense besoin de repos, d’indépendance, et de voir tourner le monde avec un peu de distance.

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« Ô souvenir charmant… »

Entre la Beauce et le Perche, à une demi-heure de notre cathédrale, niche un village, une petite ville peut-être, mais je n’en ai volontairement jamais fait le tour pour en saisir l’importance, où nous aimons nous réfugier parfois. Déjeuner et marcher, au calme. Sourire. Tout simplement. Et prendre un peu de recul, comme j’aime le faire en ce moment. Un lieu plus que tranquille et désuet, faussement tombé dans l’oubli, à l’abri des regards et de la modernité, faussement oui… car bien qu’il soit très paisible la plupart du temps, des visiteurs y viennent du monde entier.

C’est un petit bourg qui portait le simple nom d’Illiers jusque dans les années 70 avant de devenir – aussi – officiellement le Combray de Marcel Proust. (Quand la littérature fait force de loi !)

Si l’idée vous plaît, déambulons ensemble à travers une maison au charme suranné et au plancher qui craque, levons des yeux ébahis vers la voûte de l’église Saint Jacques, installons nous à la terrasse d’un restaurant, goûtons par-ci par-là quelques phrases d’une autre époque, parcourons les allées d’un jardin romantique… et préparons des madeleines, évidemment ! (Liens vers les recettes ajoutées au bout de cet article, même s’il est déjà long…)

Que ces images vous inspirent une douce journée du côté de chez Proust, entre littérature, nature et gourmandise, à Illiers-Combray !

Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu.

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La maison de tante Léonie

Si vous ne connaissez pas encore la maison-musée Marcel Proust d’Illiers-Combray, c’est cette demeure d’Elisabeth et Jules Amiot (sa tante et son oncle du côté paternel) où le petit Marcel a passé ses vacances entre six et neuf ans, et qui fut pour lui une source d’inspiration immense.

Dans le premier tome du cycle de La recherche du temps perduDu côté de chez Swann, c‘est dans cette maison que tante Léonie (prénommée ainsi dans le roman) offre rituellement au narrateur la petite madeleine (dans les premières versions manuscrites, elle était tout d’abord une biscotte ou du pain grillé au miel !) qui, bien des années plus tard, en la trempant dans son thé, fera renaître en lui tout l’univers d’Illiers (Combray dans la fiction) et qui servira de socle au développement monumental que l’on connait, et à la théorie de la mémoire involontaire. (La fameuse Madeleine de Proust)

Ah ce si joli mot de réminiscence, qu’un jour un professeur de français vous a sûrement révélé ! Et qui a sûrement illuminé votre visage d’adolescent… (je plaisante, mais moi il m’avait fait beaucoup d’effet.)

Il est assez émouvant de découvrir les lieux, renommés ou transformés par l’auteur dans un dessein romanesque mais bien reconnaissables, et d’éprouver à travers les objets, cette illusion de l’intact, comme si le temps avait effectivement été perdu puis retrouvé ; de mesurer la quête de l’homme dans le travail de l’écrivain qui, à trente-sept ans, entreprend de sonder par l’écriture ses souvenirs enfouis, et de faire revivre une époque, une réalité, à jamais évanouie. (Au contact de Marcel, mes phrases se rallongent un peu, on dirait…)

La visite peut se faire en une heure. Rien d’épuisant. Rien qui ne puisse se décider au dernier moment ! Si vous explorez librement (actuellement, les visites guidées sont d’ailleurs suspendues) on vous remettra une petite fiche explicative faite d’extraits du roman, qui vous permettront de découvrir – ou faire ressurgir – le texte, aux prises avec la réalité.

Les plus férus de l’univers proustien seront attendris de voir la fameuse lanterne magique, les petits pots dans lesquels était servie la crème au chocolat, ou l’escalier… Cet escalier « détesté » dont l’odeur de vernis devient indissociable du chagrin éprouvé par le petit garçon sensible et angoissé, lorsque le soir venu il doit monter se coucher, et se trouve privé de sa mère, et parfois d’un dernier baiser.

Mais vraiment nul besoin d’aimer Proust ou même de l’avoir lu, pour pouvoir apprécier ce voyage dans le temps !

(…) Combray et ses environs, tout cela qui prend forme et solidité, est sorti, ville et jardins, de ma tasse de thé.

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« L’édifice immense du souvenir »

Ne vous attendez pas à un petit musée rutilant. La maison est dans son jus comme si votre propre arrière grande tante l’avait ouverte pour l’été, pour vous, sans se complexer du charme du bancal, ni de l’usure. Et c’est tellement plus authentique(Un projet de rénovation devrait néanmoins bientôt débuter, par la façade, à l’automne)

Amoureux de l’ancien, et de l’empreinte du temps, des couleurs fanées, de ces choses vieillissantes qui en deviennent plus modestes et plus sages, plus touchantes, vous ne serez pas déçus : des nappes ou rideaux au crochet, des broderies, des miroirs un peu piqués, de la vaisselle épuisée, des patines, des velours défraîchis, des carreaux de ciment et des poignées de portes usées par tant de départs et d’arrivées… Mais aussi, dans la salle Nadar, sous les combles, de magnifiques photographies en noir et blanc.

La poésie de cette maison tient aussi beaucoup à la façon dont la lumière y joue, à son charmant petit jardin, et aux touches orientales apportées par l’oncle Jules (à la suite de ses différents voyages en Algérie) : ces vitres colorées, ces mosaïques… ces hortensias qui côtoient un palmier !

Je crois que la visiter peut devenir un bon bâton de marche, pour se lancer dans la lecture de l’oeuvre, ou au moins de la toute première partie Combray (un peu moins de 300 pages, en format poche). Vous aurez, croyez-moi, une toute autre approche des récits et descriptions, puisque vous connaîtrez les lieux, enrichis par vos propres sensations.

J’en vois certains faire la grimace… Moi aussi, j’ai longtemps trouvé Proust intimidant, un peu trop copieux, un peu trop éloquent, pour ne pas dire barbant (Je vous en parle plus habilement dans cet article) mais le re-découvrir en passant par Illiers (et parce que je n’ai plus les mêmes critères qu’à dix-sept ans !) m’a permis d’en apprécier l’esprit, et toute la sensibilité.

En toute franchise, je n’ai lu que le premier tome dans son intégralité. Pas de quoi fanfaronner ! Mais Marcel ne sonne plus à mon oreille comme cet auteur virtuose-démodé-et-compliquant-tout (et assistant à un peu trop de dîners !) de mes années de lycée. Il sonne désormais à mon coeur. Il me parle d’un temps universel : l’instant présent. Et de l’instant d’une vie. Il me parle de sujets qui me touchent : d’attention à toutes choses, de vie intérieure, du socle des sensations, de l’enfant en nous, de gourmandise aussi, de vanités confrontées à l’essentiel, de fragilité, de vocation d’écrivain, d’inspiration puisée dans l’ordinaire, dans l’indicible… qu’il met en mots de façon sublime.

Quant à la musique de ses phrases, réputées sans fin, ce rythme lancinant, ces coquetteries, ces circonvolutions, cette broderie fine où l’on pourrait se perdre, on s’y fait très bien. (Il faut juste un peu de concentration, et de souffle !) Elles sont comme les mouvements de la conscience pour recréer le souvenir avec la plus grande clarté possible, et pour y superposer un autre temps. Une autre profondeur.

Et puis (surprise !) il y a aussi de petites phrases courtes pleines de simplicité et de poésie chez Proust… qui pourraient être du Christian Bobin !

J’appuyais tendrement mes joues contre les belles joues de l’oreiller qui, pleines et fraîches, sont comme les joues de notre enfance.

Si vous manquez de persévérance ou de temps libre, mais pas de curiosité, pourquoi ne pas lire la BD de Stéphane Heuet composée des phrases du texte original ? Je vous la recommande. (En vente également, à la librairie du musée.)

Infos pratiques pour les visites : https://www.amisdeproust.fr/fr/musee

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C’était le clocher de Saint-Hilaire qui donnait à toutes les occupations, à toutes les heures, à tous les points de vue de la ville, leur figure, leur couronnement, leur consécration. (…)

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Se régaler à la madeleine d’Illiers

Ne manquez surtout pas de vous diriger vers l’église Saint-Jacques, à quelques pas de là (décrite sous le nom de Saint-Hilaire par le romancier)… vous serez émerveillés !

Et sur cette petite place piétonne, se trouve la raison qui nous pousse à revenir régulièrement : La madeleine d’Illiersun établissement à la devanture plutôt discrète, mais qu’il ne faut pas ignorer !

Si je n’y avais pas été invitée lors d’une folle soirée du Printemps Proustien (clin d’oeil à Eure-et-Loir tourisme et aux bookstagrameuses qui furent de si bonne compagnie) je ne l’aurais peut-être pas remarqué, ou je n’aurais pas eu l’idée de le « tester »… Or, il est devenu l’une de nos tables préférées.

Nous avons d’excellents restaurants à Chartres, et pas vraiment l’habitude de prendre la voiture si cela n’est pas nécessaire, mais cette adresse a un charme bien à elle. Pour commencer, elle a un petit goût d’ailleurs, de « Province » (dans ma bouche, c’est un mot plein de tendresse…) et de chaleur familiale. Nous sommes sans doute comme ces habitants du littoral qui se disent le vendredi soir « Et si demain on allait manger sur l’ile ? » La traversée décuple le plaisir. L’impression de s’isoler donne un peu d’intimité. Nous, on habite en ville, et on aime aller manger à la campagne ! Et puis la gentillesse… pour elle, on peut faire des kilomètres.

Il est tenu par Claude, Maria (seule aux fourneaux… elle a toute mon admiration !) et leur fils, qui sont à la fois discrets et très attentionnés ; qui servent en toute modestie une cuisine à la fois classique, populaire, et assez exceptionnelle !

La maison date de 1585, comme l’atteste l’inscription au-dessus de la porte, dans la ruelle latérale, et la façade atypique est celle d’une ancienne quincaillerie ! Je ne suis pas spécialement fan de la grande salle, (j’espère qu’ils ne m’en voudront pas) mais y manger en terrasse, dans la quiétude des heures dorées, face au portail de l’église, ou bien s’installer dans la délicieuse petite salle (au charme d’antan) avec cheminée, et ce sol de carreaux si rétro, si beau… J’a-dore !

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Une cuisine bien inspirée

Les plats sont savoureux, frais, et généreux, bien souvent traditionnels… et puis pas toujours si traditionnels que ça ! J’aime bien l’équilibre trouvé entre ces grands classiques qui feront toujours plaisir, ces recettes de terroir de nos grands-mères, et des recettes plus innovantes sans faire compliqué, sans rien dénaturer. Et je ne suis pas la seule, car La Madeleine d’Illiers vient de faire son entrée au guide Gault et Millau 2020, avec un joli commentaire qui rejoint cette idée.

Maria fait des merveilles.

Il est tout à fait possible d’y manger sans gluten (de nombreux plats le sont naturellement et comme le service est sympathique, on vous proposera, si besoin, de remplacer un accompagnement). Et j’ai eu la bonne surprise, la dernière fois, d’y trouver du pain sans gluten et même une petite madeleine « sans » au moment du café gourmand. #merci (J’en profite pour vous conseiller de réserver – et de préciser votre régime alimentaire par la même occasion – surtout en ce moment où les consignes sanitaires sont parfaitement respectées et les tables espacées, donc moins nombreuses. Allez-y de ma part !)

La cuisine est un peu d’inspiration proustienne… On y retrouve par exemple la terrine boeuf et carottes ! Pour moi qui ne mange pratiquement plus de viande, c’est comme au Café bleu : j’y redeviens parfaitement carnivore en un instant, et je sais que j’y trouverai une cuisson, une tendresse et un fumet divins. Oui, il y a la gentillesse… mais c’est aussi pour cette incomparable joue de boeuf façon Françoise – ou pour la crème au chocolat – que je suis prête à faire des kilomètres. (Et mon fils me dit la même chose, à propos de leur magret de canard au miel !)

Les prix sont très raisonnables (Formules à 20 et 25 euros. Et depuis la sortie de confinement, des menus du midi à emporter à 12 ou 15 euros). Il y a toujours un amuse-bouche (en photo, les petites verrines thon et tomates) et en entrée on retrouve des salades (folle, fraîcheur, beauceronne…) ou bien une Tatin d’endives, un tartare d’avocat, un opéra au saumon etc. Du côté des plats, parmi les plus plébiscités, il y a le boeuf Rossini (avec une vraie belle tranche de foie gras), l’excellent pavé de veau et son moelleux de chèvre, ou le filet de sandre et son beurre d’escargot… Les accompagnements sont toujours bien préparés, relevés par ce qu’il faut de sauce. (Leurs endives braisées sont mon péché mignon !)

Les desserts n’ont rien de surprenant en les énonçant, mais ils sont si bons ! Chacun semble avoir un ingrédient secret. Il y a la Madeleine ou le café gourmand, la tarte Tatin, la Pavlova aux fruits de saison… et le fameux ramequin de crème au chocolat, qui me rappelle tant celle que préparait ma grand-mère maternelle, uniquement si j’y restais seule pour les vacances, sans jamais l’évoquer, elle ou moi, si le reste de la famille était là, et qu’elle préparait avec le lait entier de nos bonnes vaches d’Auvergne, avec la torture diluée qui était la mienne d’être rationnée à un petit pot par repas, et avec la satisfaction, lisible comme un commandement suprême, sur ses traits amollis, de me voir engloutir un peu de ce précieux calcium, sans rechigner. (Marcel, sors de ce corps !)

Allez, pour le plaisir, cette célèbre citation, cette phrase merveilleuse et émouvante, que j’avais tronquée à regret la dernière fois…

Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir. 

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Le pré Catelan

Puis, quoi de plus agréable, après un bon repas, que de flâner jusqu’aux rives du Loir, et le long des belles allées ombragées du Pré Catelan ?

C’est un jardin de sept hectares, mi-romantique mi-exotique, Un petit havre de paix, dans le style de certains parcs anglais ou portugais, dessiné et créé par l’oncle Jules, et qui est devenu le parc de Tansonville sous la plume de l’écrivain. Vous pourriez y chercher la fameuse haie d’aubépines… et contempler la plaine à son autre extrémité, et les blés ondulants sous le vent…

A l’entrée du jardin, sur un petit écriteau, une phrase a retenu mon attention. (Je ne sais plus quel critique ou biographe a pu l’écrire… qu’il me pardonne.) Elle évoque cette dimension de pleine conscience, et de profondeur de l’instant, que j’ai perçue avec force en relisant Proust. Elle exprime comment l’écrivain, cet enfant hypersensible, contemplatif, a fait provision de sensations, d’émotions, et d’impressions fugaces :

« (…) c’est parce qu’il a ressenti le monde avec intensité qu’il aura pu ensuite l’évoquer dans ses milles nuances. »

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… et les madeleines !

Pour une version sans gluten, avec une jolie bosse (le secret, c’est le choc thermique ! Il faut que votre pâte soit placée au frigo avant cuisson), vous pouvez vous fier à la recette de Sunny Délices. Lorsque j’en prépare, je mélange un peu de poudre d’amandes à la farine et j’utilise de très gros oeufs bio fermiers. Je les savoure tièdes… Et je les passe toujours au four quelques minutes avant dégustation, si elles ne le sont plus. La croûte retrouve alors un léger craquant sucré et le coeur n’est jamais sec.

Mais je ne pouvais pas conclure sans vous dire que les plus proustiennes (et les plus succulentes) des madeleines – si vous pouvez manger du gluten – sont celles de Maxime Beucher. Et que vous pouvez les retrouver (parfums vanille, citron, chocolat… en sachets ou dans de jolies boites) chez ma très souriante voisine Gaëlle, aux Délices Lamarque, rue des changes, à Chartres. Une boutique pleine de nostalgie joyeuse, une vraie caverne d’Ali Baba si vous voulez y retrouver les goût de votre enfance. Des cigarettes en chocolat, des colliers de bonbons, des roudoudous… mais aussi du très bon thé et autres produits d’épicerie fine, et des produits locaux !

Pour les plus courageux, il suffira de se mettre aux fourneaux. Madame Beucher à confié l’une de ses recettes à Julie Andrieu, dans l’émission du 28 mars 2020 tournée à Illliers-Combray, qu’elle partage ici :  la madeleine de Proust par Maxime.

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Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblaient avoir été moulés dans la valve rainurée d’une coquille de Saint-Jacques.

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Si vous y passez, cette maison de famille, cette nature à observer, à respirer, cette douceur d’être, vous habiteront peut-être encore longtemps. Ces heures à Illiers-Combray, ces saveurs et ces découvertes, ces mots, vous reviendront peut-être en mémoire, sans prévenir, un soir…

Je vous fais une bise au miel et à la vanille, ces petits ingrédients secrets !

Signé mamie Claire (en pyjama)

Notes : des mélodies nostalgiques à souhait m’ont accompagnée dans la rédaction de cet article, comme des valses de Chopin, ou un air de Bizet (la romance de Nadir : je crois entendre encore…) et si vous souhaitez quitter (ou revoir) ces photos en musique, je vous propose de découvrir la belle variation jazzy de Thomas Enhco, sur ce même air, que vous reconnaîtrez !

(Si vous êtes plutôt variété, il y a bien la fameuse chanson de Dave, du côté de chez Swann… Mais si  elle vous trotte dans la tête pendant dix ans, je décline toute responsabilité)

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