On sait tout faire à Chartres !

Venez macaronner !

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Qui a peur du grand méchant stress de la rentrée tant annoncé ? Ne nous laissons pas impressionner et gardons à l’esprit que cette période est avant tout synonyme de projets, de renouveau, de retrouvailles, de jolis cahiers tout neufs, de bonnes mines encore bronzées à embrasser… et d’un rythme assez effréné, c’est vrai, qui ne nous laisse pas trop le loisir de gamberger, mais ce n’est pas si mal parfois de se lancer dans l’action. Prenez tout de même le temps pour respirer, profondément et calmement… Et venez donc apprendre à faire des macarons !

Oui, à Chartres, pour se détendre et s’amuser, on peut aussi macaronner.

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Où ? Quand ? Pourquoi ?

L’atelier gourmand, où j’ai réalisé les photos de cet article, le cours de macarons est programmé à peu près « tout le temps » ! C’est à dire au moins 2 ou 3 fois par mois, et que ce soit aux fruits, au caramel beurre salé, au café (là, j’ai les yeux qui pétillent), à la pistache, à la noix de coco, au chocolat (on ne s’en lasse pas) ou à des saveurs plus originales… vous pourrez réaliser plusieurs parfums lors d’un même cours.

Aurélie vous soufflera sûrement aussi une idée de recette salée, petite fiche à l’appui ! Car Aurélie est une bonne fée. J’ai déjà amorcé cette révélation dans mon article « Menu zéro déchet » à L’atelier gourmand.

Si vous me lisez attentivement, vous savez que ce cours j’en avais envie depuis longtemps. Peut-être parce que le macaron est pour moi bien plus qu’un petit gâteau sans gluten. Dans son croquant-fondant, il y a le souvenir de rendez-vous rien qu’à nous avec ma maman, de parenthèses de savoir-vivre, et surtout de temps voléà cette seule pensée, je revois l’argenterie qui brille, les religieuses à la rose ou les serveurs gantés de blanc !

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Mais le légendaire macaron, c’est aussi ce petit caprice décontracté, qui se croque dans la rue en sortant de la pâtisserie et se mange avec les doigts !

Il est délicieux de toutes les façons… et même s’il est plus souvent associé au nom de Paris (et quelques autres villes) il fait parti des spécialités d’ici. Ô, fierté !

Retenez bien que nous ne faisons pas que le manger : à Chartres, ça macaronne pas mal et surtout à L’atelier gourmand !

Que vous soyez du coin ou de passage, pourquoi ne pas apprendre à les confectionner, ces macarons si jolis, si frenchy, et si divinement bons ? A cinq minutes à pieds de la cathédrale, il vous suffit d’y consacrer deux petites heures, et vous repartirez avec une boite bien garnie, et leurs secrets. C’est comme cela que ça se passe, chez Aurélie.

Cela ne vous empêchera pas de continuer à venir les déguster en ville (par exemple à La chocolaterie), mais vous pourrez vous dire « Les macarons ? C’est quand je veux, à la maison ! » et vous la péter grave vous sentir un peu gardien d’une tradition qui fait saliver le monde entier.

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 L’atelier macarons

Quel plaisir de retrouver L’atelier de la rue Montescot, mon tablier violet, et le style naturel et sans chichis d’Aurélie ! Elle commence souvent par la petite phrase magique pour nous détendre : « Vous êtes ici pour vous faire plaisir » ça peut paraître évident, mais croyez-moi, quand elle le dit, on voit certains visages et corps se relâcher un peu plus… Notre fâcheuse tendance à vouloir être à la hauteur et se sentir jugé commence à s’envoler.

Cette fois, c’était à vrai dire bien relâché dès le départ. La plupart des participants étaient venus à plusieurs (oui, faire des macarons est une activité saine et délassante qui se pratique aussi en famille et entre amis). Il y avait par exemple les deux Pascal, inséparables (ce n’est pas moi qui le dis, ce sont leurs épouses) ou ce petit gars adorable venu avec maman et tata. Et l’ambiance était plutôt dissipée et taquine. Traduction : on a certes activement macaronné, mais on a vraiment rigolé ! J’en profite pour les remercier pour leur bonne humeur !

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Les détails techniques

Ce mignon verbe, macaronner, je l’ai découvert ce jour-là. Il désigne en fait plus exactement l’une des étapes cruciale de la recette : la façon d’incorporer le mélange sucre-oeufs avec les amandes.

Pour la meringue, aucun souci par rapport à mes intolérances alimentaires puisque le macaron (sauf certains produits industriels ou de piètre qualité) ne comporte pas de farine, mais uniquement de la poudre d’amande. Nous avons préparé des coques natures que nous avons colorées selon nos envies et que nous avons garnies avec 3 types de préparations réalisées en début de cours : framboise, citron et chocolat-passion (délicieuse petite touche rafraichissante et acidulée). Bien-sûr, notre hôtesse nous a imprimé les recettes… et beaucoup d’autres à essayer chez nous. (Il suffit d’y penser très fort, et Aurélie exauce vos souhaits culinaires !)

J’avais choisi le cours « macarons fruités » pour limiter un peu les produits laitiers, mais les ganaches (qui contiennent de la crème) ont vraiment ma préférence par rapport aux fourrages de type confiture : elles sont bien moins sucrées, plus légères et plus subtiles. (Ce jour-là nous avons pu tester les deux.)

J’ai voulu mes coques presque naturelles (un soupçon de colorant, jaune pâle, pour jouer le jeu) et l’accord était parfait avec le joli mauve élu par ma binôme (avec qui je partageais la table de cuisson et le four… mais aussi la production !) Nous nous sommes bien débrouillées toutes les deux, mais à la fin nous avons eu un peu de mal à doser le fourrage… d’abord pas assez… puis sans doute un peu trop. Nous avons fait des macarons bien généreux ! 🙂

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J’étais assez lente et souvent déconcentrée, car je jonglais entre l’objectif et le fouet… et bien malgré tout, j’ai réussi de beaux macarons, dans les délais ! Car la bonne surprise à vous annoncer, c’est que ce n’est pas compliqué, et que c’est très ludique à préparer. (Je me suis fait vraiment plaisir, merci Aurélie.)

Il y a de nombreuses petite ruses à connaître (et Aurélie nous enseigne aussi comment manier la poche à douille) mais ne paniquez surtout pas devant les recettes trouvées sur internet qui vous parlent de tamiser, de taper, de clarifier la veille à température ambiante… ou de meringue à l’italienne. Au secours ! La recette d’Aurélie a tout bon (une meringue faite à froid, à la française), elle est simplifiée au maximum, et le résultat est parfait.

Mes conseils :

Conseil n°1 :

Evitez de vous lancer seul(e) la première fois. Car si la recette est simple, il y a mille petites astuces et coups de main à découvrir… Pour pouvoir vous amuser à préparer des macarons chez vous, sans risquer d’être décu(e), mieux vaut être « formé(e) ». C’est pourquoi je ne donne pas la recette ici. (Ce serait d’ailleurs long à détailler sans vidéo à l’appui)

Si vous êtes un peu téméraire ou pas totalement débutant, je peux vous faire parvenir une copie de la recette. Ecrivez-moi (via la page contact). Mais je vous conseille de vous offrir cet atelier, il en vaut vraiment la peine ! Vous passerez un excellent moment.

On vous apprendra toutes les astuces pour savoir si votre pâte est assez macaronnée (mais pas trop !) comment laisser « croûter » (et apprendre le jargon !), choisir le colorant, ou faire cuire en faisant la chasse à l’humidité, qui est la grande ennemie du petit régal. Et à la fin du cours, on vous remettra un petit memento imprimé des principales ficelles apprises.

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Conseil n°2 :

En principe je ne pousse pas à l’achat d’ustensiles. Mais pour bien faire ses macarons, il faut être un peu équipé ! C’est le moment pour investir dans une bonne marquise (une spatule à long manche rigide) et bien-sûr dans des poches à douille.

Et avez-vous une balance précise ? Car pour un macaron réussi il ne faut pas un blanc d’oeuf, mais 16 g. de blanc d’oeuf… Eeeeh oui ! Et comme chaque gramme compte, il faut bien racler les récipients. Pas de gaspillage… ni de léchages de cuillère intempestifs. Soyez forts.

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Un petit rappel, juste pour le plaisir, pour se mettre l’eau à la bouche :

Le macaron idéal, c’est une belle couleur, une coque bien gonflée et « croûtée », juste craquante comme il faut sans être sèche, avec une meringue finement alvéolée. Une collerette (le pourtour qui se forme à la cuisson, entre la coque et la ganache) parfaitement formée, onctueuse et pas trop fine… et un coeur très fondant !

Mais, ne soyez pas trop impatients… Aurélie vous expliquera qu’il faut patienter une journée avant de pouvoir croquer dans vos macarons tout frais. Je préfère vous prévenir. #lemomentleplusdur

Je vous dis à bientôt !?

NB : Joyeux anniversaire à L’atelier gourmand qui fête ses 3 ans le 30 septembre. Félicitations ! Surveillez les pages Instagram et Facebook, car les surprises vont être très généreuses… 

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