Les traditions ça a du bon !

Recettes de Pâques

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Un menu de Pâques ludique et pratique

Ludique ? Oh oui, amusons-nous tant qu’ils sont encore petits, nos petits !

Pratique ? Pour ne rien manquer de la chasse aux oeufs ! (Sans avoir autre chose à faire que jeter un coup d’oeil dans le four juste avant de passer à table. Puisque tout ou presque se prépare la veille.)

Je sais qu’il est théoriquement « trop tard » pour présenter un menu de Pâques… Mais comme je le disais dans mon article précédent, il faut parfois oser renoncer aux listes et à cette pression continuelle d’être irréprochablement « à jour » et « dans les temps »… Oser regarder tranquillement, avec satisfaction, dans le rétroviseur…

Donc, oui je suis en retard… L’année prochaine, vous me remercierez. 🙂


LES OEUFS MIMOSA

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A préparer la veille. Et, si vous ne souhaitez pas un effet de surprise,  pourquoi pas sous la forme d’un atelier culinaire avec les enfants !?

Tranchez vos oeufs durs à la base, pour qu’ils tiennent debout, puis au deux-tiers, pour former ce qui sera le « chapeau ».

Ne vous embêtez pas à les évider complètement si vous êtes nombreux… Je prélève simplement les parties du jaune coupées, que j’écrase à la fourchette avec deux autres oeufs durs (ou simplement les jaunes) mis de côté + de la mayonnaise (ni gluten, ni produits laitiers en principe… même si vous ne la faites pas vous-même !).

Il ne reste plus qu’à former les « têtes de poussin » et à les coiffer ! Pour les yeux, vous trouverez bien chez vous des grains de poivre entiers, des clous de girofle… ou des pépites de chocolat ! Pour le bec et les pâtes, une petite sculpture dans une rondelle de carotte !

 

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Ce jour-là, vos enfants et même votre conjoint(e), qui prend son rôle d’animateur(-trice) très au sérieux, seront tentés de jouer avec la nourriture… C’est normal.

NB : Merci à M. Debray pour les bons oeufs de ses poules qui courent !

 


LES POMMES DE TERRE au four à l’Auvergnate & le traditionnel AGNEAU

 

LES POMMES DE TERRE :

A préparer la veille également. Dans un plat allant au four, disposez les pommes de terre coupées en rondelles et des gousses d’ail  » en chemise », ainsi qu’une ou deux  échalotes entières. Salez bien, poivrez, parsemez de noisettes de margarine (de qualité ! De préférence bio à base d’huile de noix ou d’olive) ou de beurre et d’herbes de Provence puis recouvrez d’eau, sauf la dernière couche de pommes de terre qui doit affleurer…

La cuisson est en principe d’une bonne heure à 200° pour un plat moyen… Mais cette fois vous devrez surveillez cela de plus près : car elles doivent être presque cuites seulement … encore un peu fermes ! (Elles finiront de cuire le lendemain avec l’agneau.)

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L’AGNEAU :

Le jour même il suffira de rajouter la viande.

Comme je le racontais (ici), nous ne sommes pas végétariens… même si pour des questions éthiques et écologiques le sujet nous préoccupe forcément… mais nous avons trouvé un équilibre que je qualifie de raisonnable, en privilégiant la qualité et en essayant d’espacer au maximum les plats carnivores. Il faut que ce soit de la viande « bien élevée » ! Mon boucher ne me voit que de temps en temps… pourtant mon boucher (rue de la Pie), il est super ! Je vous en reparlerai ! Et cette fois encore il nous a bien conseillés et vendu une viande délicieuse que nous avons appréciée.

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J’ai respecté la tradition de l’agneau… Pourquoi ?

Plus j’y pense et plus je crois que si j’ai commencé à préparer du gigot à Pâques (il y a quelques années) c’était pour impressionner mon mari ! Lui faire passer le message : « Tu vois, nous aussi en France, on a un truc bien à nous, traditionnel et incontournable ce jour-là ! »

Le gigot n’a jamais été systématique dans ma famille mais j’étais sans doute un peu peinée de l’entendre me parler avec nostalgie de SON plat hongrois, servi chaque année pour Pâques, depuis qu’il était né…

Je me sentais en manque d’alternative à lui proposer… Nous avons essayé de le reproduire deux fois, son fameux plat, mais vous savez ce que c’est… ni les bons ingrédients… ni l’air du pays… ni l’ambiance familiale… ça ne peut pas avoir le même goût !! Mais comme il m’aime comme un fou (n’est-ce pas ?) il a plutôt bien accepté le gigot et sa cuisson rosée (que moi j’adore) en attendant une nouvelle tentative ! (Et en rêvant secrètement de rentrer fêter Pâques « à la maison » un jour, je m’en doute…)

Cette année, comme un gigot faisait beaucoup, c’était une épaule d’agneau désossée pour 3-4 personnes. Après l’avoir bien piquée de gousses d’ail et massée avec de l’ail écrasé, du sel, du romarin et de l’huile d’olive… Je l’ai mise au four dans le plat de pommes de terre pour 40 mn à 220° (selon les instructions précises et parfaites de super boucher-adjoint !). En rajoutant un petit peu d’eau pour immerger les pommes de terre, pour qu’elle ne grillent pas trop sur le dessus !

Il ne restait plus qu’à faire une petite salade verte !


LA MOUSSE AU CHOCOLAT 

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A préparer la veille également. Je fais parfois une mousse moins sucrée, plus corsée en chocolat… une version  que je nomme « pour adultes » !

Celle-ci est toute douce, mais très ferme… agrémentées de petits oeufs en sucre… et tout le monde l’aime ! 🙂

Faites fondre 200 g de chocolat spécial pâtisserie au bain-marie ou avec un tout petit peu de lait (de riz, chez nous) et ajoutez 50 g de sucre et 5 jaunes d’oeufs… puis mélangez délicatement avec les 5 blancs montés en neige, bien fermes. Couvrez et laissez « prendre » au frigo !

Pour le décor j’ai découvert ces  bonbons vendus à Monoprix à la période de Pâques (ce qui désormais veut dire 2 bons mois à l’avance…) : Les oeufs au coeur en pâte de fruits de chez CEMOI, qui n’ont que des traces possibles de lait et de gluten. Mais qui ne sont pas pour autant bons à la santé… C’est un décor trop sucré, que moi je ne mange pas ! Mais si quand les garçons craquent… au moins il n’y a rien d’interdit ! 🙂

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Bonnes vacances… 🙂